> Les anticorps anti-VIH 1 (Ac anti-VIH – 1) et anti-VIH 2 (Ac anti-VIH – 2)
Le diagnostic des infections à VIH repose, chez l’adulte, sur la détection des anticorps. Le développement des techniques de biologie moléculaire ne permet pas, pour
l’heure, de remplacer les techniques sérologiques qui restent partout dans le monde les techniques de référence pour le dépistage et la confirmation des infections
à VIH de l’adulte. Seul le diagnostic précoce dans les premiers mois de la vie chez l’enfant né de mère séropositive nécessite la mise en évidence du virus,
de ses composants ou de son génome.
- Cinétique des anticorps anti-VIH

Une bonne connaissance de la cinétique des anticorps et de l’antigène p 24 est indispensable à l’interprétation des tests VIH.
Après la contamination, le virus est détectable sous sa forme d’acide nucléique (ARN) dès le 10 - 12ème jour et sous sa forme d’antigène p 24 représentant juste une
fraction du virus, vers le 12 - 14ème jour. Les premiers anticorps sont détectables vers le 21ème jour.
Cette cinétique peut varier en fonction de chaque patient et aussi de la souche infectante.
La positivité des tests de dépistage dépend donc de l’apparition des anticorps. Actuellement les tests sont capables de détecter, en plus des anticorps, simultanément
la fraction « antigène p 24 » ce qui raccourcit encore la période de silence sérologique lors de la primo - infection.
Une fois produits par la réponse immune, les anticorps anti-VIH doivent persister normalement toute la durée de l’infection et même au-delà.
- Les tests ELISA
Deux types de tests ELISA (Enzyme Linked Immunosorbent assay) sont utilisés pour le dépistage.
- Test « sandwich » : la révélation de la réaction entre antigènes de la trousse et les anticorps anti VIH du patient, se fait par un antigène marqué se fixant sur les
anticorps restés libres. Ce test est sensible et la spécificité est excellente.
- Tests « ELISA » indirects : la fixation des anticorps du patient sur les antigènes de la trousse est révélée par une anti-globuline humaine anti-IgG marquée par une
enzyme. Ce test manque de sensibilité lors d’une primo-infection et la spécificité est médiocre.
- Les tests de confirmation
- Test de WESTERN BLOT : c’est un test de confirmation reposant sur l’utilisation de protéines du virus fractionnées et non plus sur l’ensemble des protéines virales.
Séparées par électrophorèse sur gel et transférées sur une feuille de nitrocellulose, elles sont mises en contact avec le sérum du sujet. La présence ou non d’anticorps
dirigés contre telle ou telle protéine du virus est mise en évidence.
- Test RIPA : c’est un deuxième test de confirmation.
- Test immunoblots utilisant des protéines de synthèse. Ces tests utilisant des protéines fractionnées, d’où la mise d’anticorps détaillés permettent de reconnaître le
HIV 1 du HIV 2.
Lorsqu’un test de dépistage est positif avec un test de confirmation négatif, un suivi du patient sur 6 mois est indispensable. Ce délai écoulé et persistance
de discordance, le patient sera considéré comme faussement négatif au dépistage.
> L’ARN - VIH plasmatique
La présence d’ARN - VIH dans le plasma témoigne de la réplication virale dans l’organisme. Seule la recherche de l’ARN plasmatique du VIH - 1 est actuellement
disponible.
L’ARN - VIH plasmatique est le marqueur détectable le plus précocement lors de la primo-infection soit 8 à 17 jours après le contage. Il atteint un pic entre le 20ème
et le 30ème jour puis décroît pour se stabiliser vers le 4ème - 6ème mois et la virémie reste détectable tout au long de la maladie en l’absence de traitement
anti-rétroviral.
Le seuil de détection se situe entre 40 et 200 copies/ml.
> L’antigénémie 24
Seule la recherche de l’Ag p 24 du VHI - 1 est disponible et est un marqueur direct de l’infection.
L’Ag p 24 est détectable dans le sérum ou le plasma entre le 12ème et le 26ème jour après le contage. Il est détectable seulement lorsque la charge virale est de
l’ordre de 10 copies d’ARN - VIH. Il s’agit d’un marqueur transitoire qui réalise un pic de durée moyenne d’une dizaine de jours au cours de réplication virale intense.
> L’ADN proviral
Il repose sur la PCR mais sa sensibilité n’est pas fiable donc n’est pas recherchée en pratique courante.
> L’isolement du virus
Il s’agit d’une technique in vitro par culture des lymphocytes du sujet suspect d’infection avec des lymphocytes provenant d’un donneur séronégatif.
Cette recherche n’est pas utilisée en pratique courante.
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