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Flèche Événements

Inondations de février 2026 dans l'Ouest de la France

Mise à jour le : 29/05/2026

Détails

Une majeure partie du territoire métropolitain et plus particulièrement, la façade ouest, a été frappée par une succession d’événements pluvieux associés à des tempêtes. Ces passages pluvieux sont tombés sur des sols déjà gorgés d’eau par des précipitations précédentes et ont ainsi généré des réactions de plusieurs cours d’eau de l’ouest du pays. Des débordements significatifs ont été constatés causant des dommages qui se sont vus entretenus ou aggravés par la montée continue des niveaux d’eau et le ralentissement de la décrue dans certains secteurs.

Date de début

12/02/2026

Date de Fin

22/02/2026

Cours d'eau ayant débordé

La Garonne (entre Marmande et son estuaire) , La Loire (aval) , La Maine (confluence avec la Loire) , La Charente (tronçon aval)
  ,

Départements concernés :

Aveyron (12),Charente (16),Charente-Maritime (17),Dordogne (24),Gironde (33),Indre-et-Loire (37),Loire-Atlantique (44),Lot (46),Lot-et-Garonne (47),Maine-et-Loire (49),Tarn (81),Tarn-et-Garonne (82),

Contexte météorologique
Le début de l’année 2026 a été marqué par des pluies successives sur l’hexagone. D’après Météo-France, entre le 14 janvier et le 22 février, la France a connu 40 jours consécutifs de précipitations, soit la plus longue série mesurée depuis le début des registres en 1959. En effet, février 2026 a été le plus pluvieux enregistré avec un excédent de plus de 2 fois la normale mensuelle en moyenne sur le pays avec des phénomènes pluvieux marquants sur une large partie de l’Ouest du pays : la tempête Nils, la dépression Oriana et la tempête Pedro.

La tempête Nils a traversé le Sud-Ouest entre le 11 et 12 février accompagné de rafales exceptionnelles et de pluies persistantes. Cet épisode a engendré des crues lentes principalement sur la Garonne et ses affluents. Plusieurs départements ont été placés en vigilance orange ou rouge pour pluies et inondations. Le 14 février, le passage de la dépression Oriana a apporté des pluies soutenues et un renforcement notable du vent, notamment entre l’Aude et les Pyrénées-Orientales. Les précipitations issues d’Oriana ont entraîné des réactions hydrologiques marquées, avec des débordements. Enfin, le passage de la tempête Pedro positionnée au large de la pointe bretonne le 19 février a aggravé la situation. Elle a généré des vents violents, une forte houle littorale qui a entravé l’écoulement des fleuves vers l’océan ainsi que des précipitations intenses sur des bassins versants déjà en crue et entrainant des nouvelles réactions notamment dans la Maine-et-Loire.

Situation hydrologique
Lors du passage de Nils, plusieurs tronçons ont été placés en vigilance rouge inondations, notamment la Garonne marmandaise et girondine. Une première crue lente a été observée avec propagation aval progressive. Des hauteurs d’eau significatives ont pu être constatées :

  • La Réole (33) : 8,00 m observés le 12/02 (60–70 cm sur les quais)
  • Vézère (24) : dépassement du seuil d’alerte de 3,20 m

Plusieurs bassins sont restés en crue avec le passage d’Oriana, notamment dans le Sud-Ouest, aggravant la crue déjà en cours de la Garonne en aval d’Agen. En effet, des réactions hydrologiques marquées ont pu être constatées avec 8,7 m observés à la station de Cadillac. La confluence Garonne-Dordogne en Gironde a été fortement impactée par des débordements étendus.
Par la suite, sous l'effet de la tempête Pedro, plusieurs cours d'eau sont repartis à la hausse. Des crues majeures ont été observées sur la Maine, la Loire et la Charente aval, tandis que les coefficients de marée perturbaient les écoulements dans les estuaires.

Depuis lundi 16 février 2026, la rivière Thouet a en effet dépassé la cote historique de 4,20 m enregistrée en janvier 1995 au pont de Chacé pour attendre le niveau de 4,45 m après le passage de Pedro. À Montjean-sur-Loire des hauteurs de 5,89 m sont attendues dans la nuit du 23 comme en janvier 1995. 

En un peu moins d’une semaine la Loire,à Ancenis-Saint-Géréon, a gagné près d’un mètre. Il s'agit de son niveau le plus élevé du XXIe siècle avec 5,86 m atteints lundi 23 février 2026. De la même manière, à Nantes, la Loire a dépassé les 8 m de hauteur d’eau, son record au XXIe siècle.
 

Dans de nombreuses communes de l’Ouest et du Sud Ouest de la France, les crues d’ampleur importante ont entraîné la submersion de quartiers entiers, l’inondation de maisons, caves et locaux professionnels, ainsi que la détérioration de routes, ponts, digues et réseaux essentiels. Elles ont provoqué des coupures d’électricité et de fortes perturbations des transports. Plusieurs milliers de personnes ont dû être évacuées préventivement ou en urgence, en particulier le long de la Garonne et dans les zones les plus exposées, ce qui a entraîné l’hébergement temporaire de nombreux habitants, un long travail de remise en état des logements rendus inhabitables et des biens détruits.

  • Une crue majeure de la Maine à Angers a touché au moins 5 000 personnes avec des rues inondées, voies sur berge totalement immergées, fortes perturbations du tramway et coupures d’électricité dans certains quartiers. Le routes ont été fermées dans les vallées basses autour d’Angers notamment, dans les communes riveraines de la Maine et de la Loire. 
  • Les rues touchées à Cognac ont eu 55 cm d’eau bloquant des habitants chez eux.
  • Des difficultés importantes de circulation ont été constatés dans l’agglomération nantaise notamment sur le périphérique et les axes autour de Nantes. Les communes en bord de Loire de la Loire-Atlantique ont subi des inondations de routes, parkings et zones basses. 
  • A Marmande des quartiers entiers ont été inondés, des habitations ont dû être évacuées. A Tonneins les quartiers riverains de la Caronne ont été inondés sur une grande surface. Dans certaines rues il a fallu faire recours aux bateaux et passerelles pour circuler. Les zones agricoles et villages de la plaine alluviale du Lot-et-Garonne ont aussi été touchés par les débordements provoqués par la crue prolongée de la Garonne (plus de 8 m après 11 jours).
  • En Gironde le réseau d’eau potable a été fortement perturbé et environ 700 foyers ont été privés d’électricité. L’ensemble des communes situées entre Langon et la métropole bordelaise ont souffert des débordements de la Garonne avec des routes coupées et des évacuation ponctuelles.  
     
Nombre de communes reconnues Cat Nat : 574

Météo-France, Predict, CatNat.net, presses régionales et locales

Les arrêtés de cet événement

Type Date Arrêté Date Parution JO Code NOR