Grâce à la cartographie de l’Observatoire de l’Assurabilité des risques naturels, visualisez facilement l’assurabilité dans votre commune.
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L’Observatoire de l’assurabilité, confié à CCR par le Gouvernement, a pour vocation de donner une vision claire de l’accès à l’assurance habitation en France face aux risques naturels, en croisant les données d’aléas (c’est-à-dire risques) naturels et les données de présence et de concentration des compagnies d’assurance sur le territoire. Le but : déterminer si les Français ont bien accès à une offre d’assurance habitation partout en France malgré l’exposition des territoires aux risques naturels, et surveiller les signaux faibles qui pourraient indiquer le contraire.
Cet Observatoire s’inscrit dans le cadre du Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3), qui prévoit la création d’un observatoire dédié à l’assurance des catastrophes naturelles afin de mieux anticiper les tensions territoriales et garantir un accès équitable à la couverture assurantielle.
Cette première édition se concentre sur le segment de l’assurance habitation des maisons individuelles, soit environ 19 millions de contrats (représentant près de 50 % des contrats dommages aux biens), et couvre trois aléas naturels majeurs au sens du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles : inondation par débordement et ruissellement, retrait-gonflement des argiles (RGA) et cyclone. Ces trois périls représentent plus de 90 % des indemnisations Cat Nat versées aux particuliers.
L’analyse couvre les communes de France métropolitaine ainsi que la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et la Réunion.
Il y a, dans toutes les communes du territoire national, une offre d’assurance.
Les résultats de cette première édition confirment que l’assurance des biens reste, à date, globalement préservée sur l’ensemble du territoire français, y compris face aux risques naturels. Aucune commune ne présente une absence préoccupante d’assureurs, et aucun territoire n’a été classé en rouge, c’est-à-dire en situation de tension forte susceptible de remettre en cause l’accès à l’assurance pour les particuliers. Toutefois, des débuts de tensions — représentant moins de 3 % du territoire (classement vert clair ou jaune) — peuvent être localement observables sur des territoires commercialement moins attractifs ou historiquement concentrés, impactés par une sinistralité cat nat. Ces « signaux faibles » doivent être surveillés.
C’est précisément la vocation de l’Observatoire : surveiller ces signaux faibles dans le temps, édition après édition, pour permettre une action collective et anticipée de l’ensemble des acteurs : État, assureurs, collectivités et citoyens.
La carte affiche, pour chaque commune analysée, un niveau de tension assurantielle selon une graduation lisible et proportionnée à 4 niveaux :
- Vert foncé : aucune tension sur la présence d’assureurs, pas de difficulté pour s’assurer.
- Vert clair : tensions légères, présence assurantielle concentrée ou légèrement réduite, sans que cela ne compromette l’accès à une couverture.
- Jaune : tension significative, le nombre d’assureurs est réduit et la concentration du marché élevée. Ces territoires restent toutefois assurés : aucun retrait complet n’a été observé.
- Rouge : tensions fortes, susceptibles de remettre en cause l’accès à l’assurance pour les particuliers. Aucune commune n’apparaît en rouge dans cette première édition.
En cliquant sur une commune, vous pouvez consulter :
- le niveau de tension,
- le péril principal auquel est exposée la commune,
- la proportion de maisons par rapport au nombre total de logements de la commune : sur ce point, certaines communes pourront être classées en tension modérée ou légère car on observe une présence assurantielle concentrée ou légèrement réduite sur le segment des maisons, qui est le périmètre de cet Observatoire, et ce, alors que les maisons ne représentent qu’une minorité des logements de la commune.
- Et, dans le cas d’une commune avec une sous-zone exposée aux aléas naturels, la proportion de maisons au sein de cette zone par rapport au nombre total de logements de la commune.
Les résultats par commune sont consultables directement via la carte interactive.
La prochaine actualisation de l’Observatoire est prévue pour le début de l’année 2027, sur la base des données 2024. Elle permettra notamment d’intégrer les effets des événements climatiques majeurs survenus en 2023 et 2024, et d’apporter une vision dynamique de l’évolution de la présence des assureurs sur le territoire.
Il vous suffit de rechercher votre commune sur la carte interactive. Les résultats, cartographiés selon une graduation de 4 niveaux de tension, confirment que l’assurance des biens reste, à date, globalement préservée sur l’ensemble du territoire français. Aucune commune ne présente une absence préoccupante d’assureurs, et aucun territoire n’a été classé en rouge.
Si votre commune apparaît en vert clair ou en jaune, cela traduit un choix d’assureurs plus restreint que la moyenne nationale, sans que cela ne remette en cause la possibilité de vous assurer.
- CCR est le réassureur public, et ne traite pas, à ce titre, des situations particulières des assurés, qui sont du ressort des assureurs.
Selon votre situation, nous vous invitons à vous rapprocher de votre interlocuteur habituel (conseiller, agent général, courtier), du service réclamation de votre compagnie d’assurance, ou du Médiateur de l’assurance, autorité indépendante.
Il est important de rappeler que l’Observatoire de l’assurabilité analyse uniquement la présence des assureurs sur le segment de l’assurance habitation des maisons individuelles des particuliers. Il ne porte pas sur l’assurance des collectivités territoriales, qui obéit à un marché distinct. Pour les collectivités en difficulté d’assurabilité, nous vous invitons à activer les dispositifs spécifiques existants, notamment la cellule CollectivAssur.
Le ministère des Finances et le ministère de la Transition Ecologique ont publié leurs recommandations pour les communes en tensions. Elles sont disponibles sur les sites internet de ces ministères.